Novembre 2004

 

 

« Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale ». Lorsque Andy Warhol prononçait ces mots, la télé réalité n’existait pas encore, la presse n’était pas encore à scandale, et seul une vingtaine de chaînes diffusaient des programmes aux Etats-Unis. Les dames de la Haute société New Yorkaise ont elle aussi droit à leur quinze minutes de gloires. Tout est une question de mesure. Certaines minutes durent plus longtemps que d’autre.

 

 

VIE PRIVÉE

 

Par David Benaym - Photo Roger Moenks / Laurent Alfieri

 

Issus pour la plupart de familles notables et fortunées, elles profitent, dans tous les sens du terme. Loin des clichés de la jet set parisienne, la Haute de Manhattan assume son statut avec une simplicité déconcertante. Les magazines locaux adorent relater les soirées mondaines, et la présence de telle ou telle personnalité pimentent les pages people de photos très habillés. Tout est dans le style, l’attitude, la démarche. Le « casual chic » l’emporte sur les frous-frous trop ostentatoires. Elles sont la coqueluche des designers. « Etre porté par ces dames permet au quidam de s’identifier à elles » relève Alvin Valley, l’un des couturiers convoité du moment. « Ni mannequin, ni stars du cinéma, elles portent les vêtements de la meilleure manière possible » ajoute t-il. Souvent de passés très éclectiques, de pays et de continents différents, elles ont toutes en commun le plaisir de la mode, des soirées prisées, et leur amour pour Manhattan. Ici elles sont connues et reconnues. Pas seulement porte manteau de prestige, elles sont surtout femmes d’affaires. Les triples zéros de leurs comptes en banque leurs donnent, soit, un certain confort, mais en véritables business women, elles ne se prélassent pas sur leurs lauriers, et se battent pour être appréciées pour leurs efforts professionnels plus que pour leur héritage ou leur mariage. Agents de Relation publique, écrivains, décoratrices d’intérieurs, designers de mode, elles restent toutes dans des domaines artistiques, souvent loin de l’entreprise familiale, comme pour se démarquer du cliché d’héritières fortunées. Leur statut ? Un tremplin pour entamer une carrière qui leur soit propre. Souvent mariées, indépendante, femmes modernes, technologiquement à la pointe des dernières nouveautés, elles sont féminines, belles à croquer, et entreprenantes. Faciles à aborder, elles rejettent tous les adjectifs à connotation négative qui leur sont attribués. Socialites en anglais est certainement la définition la plus employée ici. Les socialisantes, de ces femmes qui, entourés de leur court, ne fond rien de leurs journées, sortent pour voir et être vues. Si la connotation n’était pas aussi négative ici, il serait pratique de les appeler ainsi, pourtant il s’agit plus d’une anti-définition que d’une description appropriée. Elles ne sont pas dépensières, elles vivent leur train de vie. Elles ne sont pas superficielles, les paparazzi en font des cigales. Elles ne sont pas arrivées, elles commencent chaque jour une nouvelle aventure.

 

Les soirées très animées commencent souvent à Spice Market. En plein cœur du Meat Packing District, au sud-ouest de l’île. Dans un environnement gigantesque où il est bon d’être vu entre amis, ce restaurant d’inspiration franco-vietnamienne affiche complet tous les soirs. Pourtant, les convoitées ne cessent de répéter que c’est l’endroit parfait pour se réunir en grande tablée, téléphoner à la dernière minute afin de se délecter devant un curry de poulet, un bon verre de merlot, et une farandole de desserts exotiques. Autre délice de la Haute, Asiate, au sommet de l’hôtel Mandarin Oriental, situé au rond point de Colombus, avec vue unique sur central Park et ses buildings environnants. Les heures s’enchaînent pour continuer souvent dans l’ambiance lounge de Bungalo 8 à Chelsea, ou du très prisé Marquee, boite de nuit branchouille au sésame inaccessible.

Entre deux avants premières, les vedettes de la vie facile organisent des dîners entre amis. L’art de recevoir de Rena Sindi fait des émules. Soirées à thème, dégustation de vins, défilés de modes, elles sont de toutes les manifestations publiques, au premier rangs des évènements locaux ou dans les plus belles loges des spectacles de Broadway. Pourtant, elles n’ont rien demandé. Les invitations pleuvent par email ou dans leur boite aux lettres. Alors pour ne rien gâcher et entretenir leur carnet d’adresse personnel et professionnel, elles se présentent, joue le jeu des photographes, portent les plus belles parures, acceptent l’élégance de la haute couture internationale, pour leur plaisirs et celui des convives.  Pour 15 minutes, 15 mois ou 15 ans, la célébrité ne se contrôle pas, elle s’apprécie. Et les demoiselles de la Haute New Yorkaise l’ont bien compris.

 

 


Emila Fanjul, la communicante sucrée-salée

 

Environnement personnel - Background

Petite fille cubaine d’une famille de riches exploitants en sucre, Emila Fanjul s’est détachée depuis longtemps de l’entreprise familiale. Originaire de Palm Beach en Floride, son enfance est bercée par le bruit de vagues d’un petit voisinage très protégé. L’ambiance de son appartement New Yorkais est tout autre. Dans son loft au cœur de Soho, elle vit dans un environnement qui rappelle plus les raffineries industrielles que le raffinement et la douceur de son personnage. Une énorme porte en métal brossé, « une sortie de secours importée d’usine », comme elle dit, est affichée comme un tableau sur des briques rouge vif. L’énorme livre d’Helmut Newton trône au milieu du salon, près des portraits de son « meilleur ami », son basset, Pantoufle. 

 

Parcours professionnel

Depuis qu’elle est arrivée à New York en 1997, Emilia épouse une carrière dans la communication. De stages en stage dans différentes rédactions de magazines de mode, elle s’intègre rapidement dans la bourgeoisie locale tout en gardant une certaine distance. Très stoïque par rapport à ce monde, elle décide de s’y investir à fond en créant sa propre boite de relations publiques afin de garder une certaine indépendance tout en entrant de plein pied dans ce milieu convoité.

La tête sur les épaules, Emilia aime faire la fête. Mais elle précise, « je m’amuse tant que c’est dans le cadre de mon travail, sinon je préfère rester chez moi, en pyjama, avec mon mari ». Lui d’ailleurs n’aime pas tellement les mondanités, mais de resto en sorties, elle est invité à toutes les premières, soirées VIP ou évènements médiatisés. Il accompagne alors sagement la demoiselle d’honneur. Elle sourit tout en regardant son projecteur scellé au plafond du loft, « Je ne peux tout de même pas faire ce métier en regardant la télé ».

 

Style de vie

Entre Tribeca et le très tendance meat packing disctrict,  Emilia Fanjul papille d’avance à l’idée de retourner à Spice Market, actuellement le restaurant favori de ces dames. Coté boite de nuit, elle privilégie les ambiances lounge. Lorsqu-elle cuisine pour ses convives, rien de tel qu’un peu de musique cubaine ou un CD du Bouddha Bar pour l’ambiance, comme à Bungalo 8, dans Chelsea, ou elle retrouve ses amies certains soirs de semaine. « Ce n’est pas parce que je suis en photo dans quelques magazines que je sors tout le temps » ajoute t-elle, « mais des que je suis décontractée, j’aime bien aller danser ou boire un martini entre amies ».

 

« Mode » de vie

Ses goûts vestimentaires sont assez simples. Toujours en pantalon ou en jean, elle privilégie les hauts pour se sentir habillée. En chemisier Gucci pour rester décontracté, une veste de costume indémodable de chez Yves St Laurent, Emilia n’aime pas les fioritures. Une beauté froide qui cache un cœur en sucre.


Rena Sindi, Schéhérazade des soirées à thème

 

Environnement personnel – Background

Difficile de vivre aux Etats-Unis lorsque l’on vient du proche orient de nos jours? Pas forcément. Rena Sindi en est le meilleur exemple. Elle dit elle-même qu’il lui est difficile de choisir entre « la musique et les épices de [son] enfance et la culture occidentale » qu’elle a adopté. Née à Bagdad, Rena Sindi passe sa jeunesse dans le Golfe Persique avant de s’envoler pour Londres puis New York ou elle s’établie en 1991. Pour elle « la beauté de la vie c’est de se créer sa propre culture ». Fille de Nemir Kirdar, fondateur d’Intercorp, connu pour avoir acheté puis revendu Gucci et Sacks Fifth Avenue, Rena reste discrète ou modeste sur son passif familial. Mariée à un investisseur saoudien, elle vit son rêve américain entouré de ses deux filles et de leur chien, Pfluffy, qui n’en rate pas une pour se faire remarquer.

 

Parcours professionnel et Style de Vie

Rena Sindi a fait de son style de vie une profession. Le salon télé à une particularité étonnante. Il déborde de livres marqués, cornés, usés. Une pile d’un même ouvrage attire l’œil. « Be my guest », soyez les bienvenues. C’est bien le sentiment qu’on a en entrant chez Rena. Café, boissons gazeuses, petits gâteaux, cette dame sait recevoir, et elle en a fait un métier. En plus de dix ans à Manhattan, elle est devenue la reine des soirées organisées. Du choix du thème à la liste des invités, de l’invitation au décor, du menu à l’orchestre, tout est réuni pour que la fête soit une réussite. « Be My Guest » signé Rena Sindi est l’album photo, la synthèse, le générique de 14 soirées soigneusement préparées par l’hôte la plus célébrée par le gotha. Les idées varient énormément, des milles et une nuit à l’hacienda sud américaine, les cultures les goûts, les parfums de chaque parties sont décris pour que le lecteur se délecte et envisage, avec moins de faste, de reproduire les mets et ambiances présentés.

 

« Mode » de vie

Partante pour toutes les soirées où elle est invitée, Rena Sindi joue énormément avec les éléments de son placard avant de sortir. En jean ou très habillée, elle compose ses tenues vestimentaires avec des couleurs franches, joyeuses, loin du classicisme bien sous tout rapport. Toujours élégante, dans des parures et des robes très soignées, elle considère que pour être prise en photo par la presse, il faut un mélange de goût, de présence, d’énergie et de générosité. Honnête sur ses activités charitables, elle considère ne pas avoir encore trouvé la cause qui lui sied complètement. Plutôt que de jouer à la samaritaine, elle préfère « attendre plutôt que de prétendre ». Finalement, Rena Sindi se considère dans la société New Yorkaise comme « une femme de savoir faire et de faire savoir » et c’est ce qui marque sa différence.

 


Marissa Noël-Brown, La joie de vivre à l’état pur

 

Environnement personnel – Background

Polyglotte, polyculturelle, polie tout court. Marissa Noël Brown déborde de joie et de bonne humeur. Grande, élancée, radieuse, elle joue la carte du naturel à 100%. Ou plutôt non, elle ne joue pas, elle l’est entièrement, consciente mais pure. Son père est issu d’une famille de financiers de Nashville, Tennessee, alors que sa mère d’origine suisse est née au Brésil. Marissa, elle, a le rythme de Rio et la blancheur du « mid-west ». En anglais, espagnol, portugais ou en français, elle sait qu’elle est une fille chanceuse, fortunée, à qui la vie souris. Toute jeune maman, elle apprécie chaque instant de son nouveau rôle. Elle à grandit entre la campagne du Connecticut et les sirènes de la grande pomme, mais c’est simplement qu’elle s’est approprié le rythme de vie des filles de la Haute.

 

Parcours professionnel

Petite dernière de la famille, très entourée par ses trois grande sœurs, elle travaille avec sa mère dans l’import de vêtements pour enfants. Entre le choix des modèles et la fabrication au Brésil, les années qui ont précédé son mariage et la naissance de son fils lui ont donné un réel apprentissage professionnel. Encore très jeune, Marissa profite désormais de sa maternité tout en gardant un œil sur le business des filles de la famille. Le talent c’est de savoir que cette entreprise aussi fait parti de ses privilèges, « Cette affaire, c’est un peu notre bouquet de crevettes », dit-elle, « on en a pas vraiment besoin, mais c’est ce qui fait que nous sommes épanouies. » Dès que son fils aura un peu grandit, elle planifie de se replonger complètement dans l’essor de cette compagnie.

 

Style de vie/« Mode » de vie

Marissa a emménagé récemment avec son mari, Matt Brown, dans leur appartement/villa du cœur de TriBeCa. Le contraste entre la porte d’entrée et l’intérieur est étonnant. La transformation de cette ancienne usine en maison familiale est exemplaire. Sur deux niveaux, avec une terrasse digne des plus belles maisons californiennes, la villa dégage une chaleur rare pour un loft new yorkais. Coté vacances, c’est assez compliquées à organiser. Les quatre sœurs Noël sont réparties aux quatre coins du globe. Alors, pour se retrouver à Thanksgiving ou pour le nouvel an, la tribu se retrouve sur l’île Moustique, aux Antilles, ou à Courchevel, pour coller avec les vacances scolaires de ses neveux et nièces qui vivent en Europe. « Je suis une épicurienne, je profite de chaque moment qui m’es donné de vivre » dit-elle avec sagesse. Elle sait pertinemment que ce qui lui arrive ne peut pas durer, pourtant elle se met à rêver d’une chose, « j’adorerai aller une fois à la cérémonie de Oscars », si sa notoriété le lui permettait.

Marissa avoue elle-même être dubitative sur ce qui lui arrive, « Tous ces designers, l’attention, les photographes, ce n’est que passager, je suis une fille du moment, mais je ne sais pas pour combien de temps ». Autant de lucidité, c’est très rafraîchissant.


 

Olivia Chantecaille, du vignoble au mascara

 

Environnement personnel – Background

Son nom et son prénom sont très français, normal, Olivia Chantecaille a de qui tenir. Ses parents, originaires de Paris et Bordeaux se sont rencontrés à Manhattan. Mais étant née et élevée ici, Olivia est pourtant la plus new yorkaises de nos portraiturées. Du coté de son père, on est propriétaire d’un vignoble de Pessac, Les Carmes Haut-Brion, un vin de grave qui date du 16ème siècle. Mais c’est loin du vignoble qu’Olivia grandit dans l’atmosphère urbaine de la grande pomme. Sa mère étant en poste chez Estée Lauder, Olivia baigne pendant 20 ans entre le fond de teint et les cépages. Dans un français parfait, avec un léger accent américain, Olivia explique pourquoi elle se « sent privilégiée en permanence ». Elle est la seule à être rentré dans ce monde par la petite porte. « ni fille à papa, ni riche héritière, je me suis créé toute seule mon propre monde » dit-elle avec un large sourire complice.

 

Parcours professionnel

Son approche professionnelle se précise quand elle décide avec sa mère de créer leur propre marque de cosmétique. Elle crée ses produits avec une attention toute particulière apportée au choix des plantes utilisées. Son bébé, c’est sa ligne de beauté. Dévouée corps et âme à son entreprise, elle se ravi d’installer ses nouveaux bureaux sur Broadway, au sud de Houston Street. Chantecaille, la marque utilise souvent Chantecaille la fille pour nommer ses produits. « Olivia in Bangkok, La palette d’Olivia… » de nombreuses compilations de palettes se déclinent ainsi, sa parcelle d’ego au milieu de tant de simplicité.

 

Style de vie

« Le monde de la beauté apporte un coté glamour, c’est ce qui à sans doute séduit les médias ». Olivia n’explique pas l’attention soudaine de la presse people pour sa personne. Elle espère que se sont ses produits qui plaisent, mais il est évident que sa beauté et son élégance font la différence. De ses études en histoire de l’art, elle conserve un goût prononcé pour la conservation du patrimoine mondial. Très engagée dans « Save Venice » une organisation dévouée à la sauvegarde et à la restauration de Venise, Olivia s’est faite alors remarquée lors d’événements à la fois charitables et mondains. Sa réussite ne lui fait pas tourner la tête, dans son appartement à l’Est de Soho, rien d’ostentatoire, un mobilier à la fois moderne et simpliste, des tons de blancs parsemés de couleurs florales. Ses restaurants préférés tournent autour de son quartier, le très branché « Café Gitane » ou encore le célèbre « Mercer Kitchen » enchantent fréquemment le palet de Mademoiselle Chantecaille.

 

« Mode » de vie

Coté mode, Olivia est très classique. En Dolce Gabanna ou en Channel, elle se sent très à l’aise. Tailleurs, robes de soirées, tout lui va. Sa taille mannequin favorise ses choix, et elle avoue une tendance particulière pour les manteaux et robes de soirées de Valentino. Son dernier coup de cœur va vers Lars Nilsson pour Nina Ricci. « J’aime tout ce qu’il fait » trépide t-elle. Une fille de la Haute au succès modeste. Rafraîchissant.


 

Celerie Kemble, une décoratrice en terrain politique

 

Environnement personnel – Background

« Rien de tel que de pouvoir grandir sur une plage, courir pieds nu sur le sable de Palm Beach ». C’est du sommet de son building au sud de Central Park que Celerie Kemble décrit son environnement familial. Son enfance en Floride, sans le stress et les bruits de Manhattan, semble lui manquer. Pourtant, sa terrasse donne littéralement l’impression d’avoir pour jardin l’immensité de la végétation de central Park. Ici, à gratter le ciel, on entend plus le bruit des hélicoptères des différentes chaînes de télé et de la police, que le trafic des taxis jaunes de Manhattan. « J’adore New york, l’énergie, la mode, la culture, les gens, mais j’aime aussi l’absence de tout cela », c’est pour cela que Celerie Kemble ne se considère pas du cru. « Le jour où l’on devient new yorkais, on perd tout l’appétit que cette ville peut nous apporter ». C’est une vraie leçon d’appréciation de la ville qu’elle adule.

 

Parcours professionnel

De ses parents 100% américains, issus du monde de la finance et du design d’intérieur, Celerie a su garder à la fois un sens précis des affaires et une touche artistique aigue. Un vrai mélange de grâce et d’équilibre professionnel. Designer d’intérieur, elle illustre son métier comme une exigence culinaire : « c’est comme si quelqu’un me disait qu’il veut un plat avec des tomates mais qu’il a horreur du cumin, à mois de faire en sorte de lui cuisiner le meilleur met possible ». Métaphore plutôt simpliste pour une diplômée d’Harvard. Mais ça marche, et depuis peu, elle crée le label « Celerie », marque de tissus et de meubles design pour Lame Venture, une célèbre marque de mobilier aux Etats-Unis.

 

Style de vie

Ses caprices n’en sont pas. C’est tout un art. Elle aime par dessus tout voyager. Le tour du monde pourrait être à sa porter, mais c’est une dévoreuse. « On a fait un pari avec ma mère et ma sœur, celui de partir chaque été, toutes les trois, uniquement entre fille dans un endroit du monde que l’on ne connaît absolument pas. Dîner dans les plus grands restaurant, découvrir de nouveaux paysages, juste entre fille... » Les yeux de Celerie pétillent d’avancent à l’idée de partir très prochainement au Pérou, après l’Irlande, la Croatie ou la France, retour en Amérique latine déjà rencontré à travers l’Argentine quelques années en arrière. « Tu as intérêt à n’avoir que des filles si tu veux partir en vacances avec tes enfants » lui a précisé sa mère, pour préserver leurs escapades estivales. Celerie souris, elle est déjà en vacances.

 

« Mode » de vie

Celerie trouve toujours une formule appropriée. « Mon style vestimentaires reflète comme pour chaque femme une personnalité, un individualisme. » Elle se sent aussi bien à l’aise en Channel qu’en Alvin Valley, en Yves Saint Laurent et Valentino qu’en Tula. Mais son péché mignon s’oriente clairement vers Manolo Blahnik, dieu de la chaussure à New York pour toutes les filles très « Sex and the city »…

 

 

Kathy Hilton, vue à la télé

Environnement personnel – Background

Certainement la plus célèbre des convives, Kathy Hilton est avant tout originaire de Los Angeles. L’état d’esprit de la Côte Ouest est très différent mais son amour pour New York city « est éternel ». Elle épouse en 1979 son amour d’adolescence, Rick, héritier de l’empire Hilton. Le jeune couple décide alors de déménager à New York où ils restent 6 ans, le temps de mettre au monde leurs deux célèbres filles Paris et Nicky. De retour à Los Angeles, deux garçons suivront, Barron et Conrad. Depuis quelques années, la famille au grand complet se partage entre New York et Los Angeles. D’ailleurs Kathy adore mettre en avant son rôle de mère. Elle veille à leur protection rapprochée, mais ne juge pas les choix professionnels de ses filles. « Elles sont toutes les deux très intelligentes. Je suis très fière de leur parcours, même si je trouve dommage que les medias ne mettent pas plus en avant leur travail auprès d’organisations de charité” souligne t-elle.

 

Parcours professionnel

Depuis le succès phénoménal de la vie simple de Paris, Kathy est de plus en plus sollicitée. Elle vient de signer un contrat en or avec NBC. Après la fille, la mère. Chacune son émission de télé réalité. Pour Kathy, place à la classe et à son talent de conseillère en carrière. “Nous allons être les parrains de garçons et filles afin de les aider à transformer leurs vies en leur ouvrant des portes, leur donner les moyens de réussir ». Pour Paris c’était « a simple Life », Kathy prônera quant à elle « a good life ». Le show sera une sorte d’ apprentice - initié l’année dernière par Donald Trump - l’art de vivre et le goût d’une dame de la Haute en plus. Son franc parlé fera la difference. Avec l’aide d’experts, Kathy Hilton va guider la jeunesse d’aujourd’hui vers « des chemins plein d’opportunités ». Un œil d’expert sur la carrière de jeunes premiers. 

 

Style de vie

Les Hiltons reçoivent dans leurs appartements du Waldorf-Astoria au cœur de Manhattan. Le côté habitation, collé à l’hôtel du même nom, frappe par son envergure. Dans un environnement très cosy, mais loin du design à la mode des nouveaux hôtels new yorkais, Kathy reçoit avec une distance professionnelle dans un accueil chaleureux. La sensation est bizarre, mais compréhensible vu le statut de la future star des soirées télé américaines. Passer du stade de personnalité à celui de célébrité n’est pas forcément toujours facile a gérer. Mais elle aime mettre sa popularité au service de fondations comme celle dédiée à Rita Hayworth pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

 

« Mode » de vie

La mode est souvent au centre des conversations et des préoccupations dans la famille. Deux models de choix à la une de la presse, ça ne s’invente pas. « La mode est une forme exceptionnelle d’expression personnelle » aime à décrire Kathy Hilton. En Oscar de la renta, Valentino, Dolce Gabana ou Gucci, « beaucoup de styliste m’inspirent ». Michael Kors et Versace font également parti de ses favoris. Mais Kathy ne se veut pas matérialiste, pour elle, au delà de la propriété, « à la fin du voyage, la célébrité est plus important que tous les biens du monde ». Rien de tel qu’un show télé pour y arriver.

 

 

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