Août 2004

Des yeux révolver, une personnalité à toute épreuve, Nicky, la petite sœur du clan Hilton débarque à son tour. Styliste de mode, mannequin, animatrice télé, le public l’accueil à bras ouvert, et les médias l’adoptent. Rencontre avec la nouvelle starlette américaine dans une mini chambre de l’Hôtel Maritime de New York, entre maquillage et tournage pour l’émission Sagas de TF1.

Nicky Hilton, jeunesse, gloire et beauté

 

Par David Benaym

Photo Roger Moenks/Laurent Alfieri

 Après Paris, Nicky. La cadette des sœurs Hilton paraît décidée à faire crépiter à son tour les flashes. A presque 20 ans, Nicky, devenue brunette pour mieux marquer sa différence, ne peut se targuer d’avoir été à la une des magazines people. Elle n’a pas laissé échapper  ses ébats amoureux sur Internet ni participé à « La vie simple » cette émission de télé réalité co-animée par la controversée Paris Hilton, dont le titre sonne comme une provocation pour qui connait la vie des sœurs Hilton. La Sagas* de Nicky fait d’ailleurs le bonheur de TF1tout l’été dans le cadre de son émission dédiée aux people.

La brune et la blonde, deux caractères bien trempés. Nicky est plus simple, plus vraie. Petite fille de Los Angeles, elle grandi dans les plus grands hôtels du monde, rencontre acteurs, mannequins, stars de la télévision depuis son plus jeune age. A 14 ans à peine, alors qu’elle étudie à New York, elle devient la mascotte des médias locaux. Déjà, Nicky amadoue les objectifs pour mieux les contrôler. Car la jolie icône cache une forte personnalité. Déterminée, un brin désinvolte mais persévérante  elle dégage une maturité impressionnante pour une héritière à qui tout sourit.

Styliste de mode depuis deux ans et demi, la poupée n’est pas de cire. Le soleil la rend plus belle, plus pétillante. Elle ne fond pas. Barbie pour les uns, elle se définie libre de toute pression. L’héritage familiale lui ouvre des portes, elle les pousse, les enfonce pour mieux profiter de cette vie qu’elle entend croquer à pleines dents. Son agenda surchargé donne pourtant l’illusion d’avoir affaire à une star. Professionnelle, Miss Hilton devient Nicky devant la caméra. Plus accessible, plus dans son élément lorsqu’elle est prise en photo qu’en interview.

Car cette séductrice  préfère poser des questions que d’y répondre. Comme sur le tapis rouge de la cérémonie des Golden Globes où elle officiait pour la chaîne de divertissement E! l’hiver dernier. Très à l’aise devant la caméra elle harcelait alors les célébrités sur leur style vestimentaire. « La mode c’est tout ce qui la passionne » raconte Brian Long, un ami de longue date qui s’occupe de la publicité de Nicky via son agence Apropo à New York. En cinq voyages avec elle au Japon, il est toujours impressionné par la popularité de sa protégée. « Sa popularité en Asie est trois fois plus grande qu’aux Etats-Unis, elle soulève des émeutes à chacun de ses passages». Ses yeux pétillent quand il parle du duo Hilton, comme de petites sœurs auquel il ne faut pas faire de mal. « Le danger était tel qu’a certains endroits nous devions faire fermer les centres commerciaux pour leur permettre de se balader à Tokyo» ajoute t-il. « Cela donne des frissons, un peu comme si je voyageais avec les Beatles ou Madonna ».

Nicky la joue modeste,  préfère parler de sa ligne de sac, de sa créativité. Elle se défend d’emprunter ses idées à d’autres designers, mais admet s’inspirer de certains indémodables. « Disons que je rajeuni un peu la mode, les tendances ». La ligne de sac qu’elle dessine depuis deux ans en duo avec sa sœur au sein de la marque Samantha Thavasa  assoit leur notoriété. Toujours fille de… Nicky Hilton n’essaye pas comme le font souvent les enfants de stars de mettre uniquement son prénom en avant, en reniant son héritage. « Je ne suis pas intéressé par le monde des hôtels et de l’immobilier, mais un jour qui sait, mettrais je peut être en place un nouveau concept de centre boutique à mon goût ».

Pour l’instant elle préfère le monde du spectacle et de la mode. Elle projette de lancer sa propre émission ou elle décortiquerait les tendances à New York, Paris ou Londres. Coté mode, elle lance dès la rentré une ligne spéciale de sacs avec Hello Kitty. La cible est définitivement très jeune, mais c’est le marché mondial qui est visé avec ces produits. La franchise Hilton est en route pour conquérir de nouveaux marchés, et Nicky, philosophe modeste suit son bout de chemin. En pleine jeunesse, en toute beauté, en route vers la gloire.

*Sagas – TF1, Tous les mercredis de l’été à 20h50

 

Trois questions à Nicky Hilton

 

L’Officiel - Comment arrivez-vous à supporter à la fois pression médiatique et familiale avec cette carrière qui s’ouvre à vous ?

Nicky Hilton – La presse à scandale ne m’atteints pas. Je peux sortir avec un garçon sans me soucier des retombées futures. La pression risque d’être plus sur ses épaules que sur les miennes. Coté famille, je suis libre de mes mouvements. Mon entourage m’encourage dans toutes mes démarches. J’ai choisi mon propre chemin, c’est ce que j’aime.

 

L’Officiel – Utilisez-vous déjà votre notoriété pour faire profiter des œuvres de charité ?

Nicky Hilton – Je travaille énormément pour lutter contre le cancer du sein et sur d’autres œuvres pour les enfants. Je prête  parfois mon nom pour des évènements, je donne de l’argent, ou je parraine des soirées.

 

L’Officiel – Vous qui semblez déjà avoir tout ce que vous désirez quel serait votre rêve ultime ?

Nicky Hilton – J’adoooorerais être propriétaire d’un concept de boutique qui ouvrirait ses portes à de jeunes designers, avec un restaurant incroyable en plein cœur. Mais je suis très jeune et le futur, ça me parait tellement loin…

 

 

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