Lalibre.be

états-unis

Ted Kennedy: «Kerry, un symbole de respect»
DAVID BENAYM

Mis en ligne et publié le 28/07/2004
- - - - - - - - - - - 

Pour le vétéran démocrate, dernier frère de la dynastie Kennedy, John Kerry est «le président dont l'Amérique a besoin».
Quant à l'administration Bush, elle a rendu «l'Amérique plus faible», dit-il.

EPA

ENTRETIEN

CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE À BOSTON

A l'occasion d'un déjeuner donné à l'Hôtel Baytower de Boston, Edward Kennedy, sénateur du Massachusetts et dernier des frères de la dynastie légendaire, définit quel devrait être le rôle des démocrates à l'avenir.

Quelle est votre position sur le rôle de l'administration Bush dans la guerre en Irak?

Nous avons échoué en Irak. Plus de 900 de nos soldats ont payé le prix ultime. Presque 6000 ont été blessés dans cette guerre dévoyée. L'administration actuelle a aliéné nos alliés depuis longtemps. Au lieu de faire en sorte que l'Amérique soit plus en sécurité, ils nous ont rendu plus faible. Ils nous ont rendu la tâche plus dure pour lutter contre la vraie guerre sur le terrorisme, la guerre contre al Qaeda.

En quoi John Kerry peut-il changer l'image de l'Amérique dans le monde aujourd'hui?

Le monde entier sait encore que nous pouvons être une grande nation, respectée de tous. L'Amérique doit être une lumière au monde, et sous John Kerry et John Edwards, c'est ce à quoi nous aspirons. Nous avons besoin d'un Président qui soignera les blessures des Etats-Unis. Nous avons besoin d'un Président qui sera un symbole de respect dans un monde en désir de paix. En tant que démocrates, au fur et à mesure des années, nous avons toujours su porter un message de paix au monde.

En tant que sénateur du Massachusetts, quel serait votre rôle dans le cas où John Kerry était élu président des Etats-Unis ?

Vous savez, en quarante ans de politique, j'ai été acteur et témoin de plusieurs révolutions sociales. Lorsque les personnes âgées ont fait face à la pauvreté et à la maladie qui menaçait leur retraite, nous avons créé la sécurité sociale.

Quand nos citoyens ont été rouillés par l'intolérance, nous avons combattu pour l'égalité et la justice, pour les droits civils et les droits de vote. Quand les hommes et les femmes ont eu besoin de plus de protection dans leur lieu de travail, nous avons exigé des conditions sûres pour leur emploi.

Nous avons garanti le droit de former des syndicats, nous avons engagé un salaire minimum juste, pour que personne en Amérique ne vive dans la pauvreté. Seuls les dirigeants qui connaissent cette histoire, et j'en fais partie, méritent avec fierté de construire l'avenir de mon pays.

Ce n'est pas a moi de dire quel devrait être mon rôle auprès de John Kerry, mais en tant que sénateur et ami, je sais déjà où est ma place...

© La Libre Belgique 2004

Retour au sommaire des articles