Novembre 2004

 

Amanda Hearst : Les Mots en Héritage

 

Par David Benaym

Photo Roger Moenks/Laurent Alfieri

 

« Tout ce que je trouve dans les magazines m’inspirent. » Amanda Hearst a baigné toute sa vie dans le papier glacé. Sa famille est à la tête de l’une des plus grandes maisons d’édition d’Amérique. Le groupe Hearst publie tout ce qu’il y a de plus mode, tendance, dans le vent, dans un traditionalisme sans équivoque. A 20 ans, Amanda se retrouve désormais substance de ces pages « à la mode », en français dans le texte. Dans un immense loft de Soho, entre des toiles de Piet Mondrian et des sculptures d’Arman prêtées par le musée d’art moderne de New York, mademoiselle Hearst se pose entre deux voyages, et pause devant l’objectif pour l’Officiel.

 

 

Après avoir terminé une année sabbatique à parcourir l’Europe quels sont vos projets pour cette nouvelle année ?

Je suis nerveuse à l’idée de retourner en cours à Boston. Je suis étudiante en communication, en vue d’être journaliste. J’ai toujours voulu être reporter. L’une des raisons pour laquelle j’ai pris une année sabbatique c’est parce que je ne me sentais pas à ma place à l’université en terme de mentalité avec les autres étudiants. Je vais sans doute essayer de finir les études à l’Université Américaine de Paris.

 

Comment voyez-vous votre vie dans une dizaine d’année ?

J’aimerai me marier jeune pour pouvoir avoir des enfants proche de ma mentalité. Être proche de mes enfants comme je le suis avec ma mère. Après avoir vu les coulisses de la mode en tant que mannequin, je suppose que je devrais être capable de transmettre mon point de vu différemment. Grâce à mon passé familial, quand je penses journalisme je penses forcement magazines.

 

Vous vous voyez à l’antenne comme vos amies Paris ou Nikky Hilton ?

Même si je pose sans problème devant un appareil photo pour des shootings de mode, je ne me sens pas vraiment à l’aise devant une caméra. Je me vois mal faire un show télé, pour l‘instant je ne l’envisage pas, écrire sur la mode me passionne d’avantage.

Je travaille en ce moment à la production de documentaires sur la mode, plutôt dans l’organisation que sous les projecteurs.

 

Coté mode, quels sont vos stylistes préférés ?

Je n’ai pas de designer attitré. Je ne m’habille pas des pieds à la tête d’une même marque. J’aime Channel pour les sacs et les accessoires, j’adore Yves Saint Laurent, il est toujours l’idole des filles de tous ages, Miu Miu et Manolo Blahnik pour les chaussures… Quoi qu’il arrive, je privilégie les boutiques multimarques plutôt que les boutiques de griffes. Jeffrey dans le Meat Packing District de Manhattan ou Scoop sont toujours à la pointe des couturiers tendances et classiques.

 

Si vous deviez vous identifier à l’une des filles de Sex and the City, laquelle seriez-vous ?

Carrie Bradshaw je suppose, elle est journaliste, blonde, toujours élégante, elle me correspond plutôt bien. Avec une petite touche de Charlotte aussi, celle qui veut absolument trouver l’homme de sa vie, quoi qu’il arrive.

 

Quels sont les lieux qui comptent le plus pour vous à New York ou ailleurs ?

J’adore vivre dans le Upper East Side, mais pour les sorties, je me sent plus à l’aise dans le Village et dans Soho. Les petits restos qui ne payent pas de mine mais qui au final servent d’incroyable repas. L’un de mes préférés est Bond Street pour ses sushis hors norme. Sinon, Schiller’s, qui vient d’ouvrir dans le Lower East Side, l’un des quartiers les plus populaire, propose un cadre très brasserie française, avec une excellente sélection de vins. C’est une sorte d’alternative irlandaise aux classiques brasseries parisiennes Pastis et Balthazar. Mais l’ultime endroit pour moi c’est Tortola. Chaque année pour mon anniversaire, je me retrouve sur cette île dans les caraïbes avec ma famille est mes amis. Mon paradis sur terre, juste avant Manhattan.

 

D.B.

 

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